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Amorim

Jean-Marie Aurand, nouveau Président de l’Académie Amorim

Lors de sa dernière Assemblée Générale, le 13 décembre 2018, l’Académie Amorim a élu son nouveau Président, Jean-Marie Aurand et a renouvelé son Bureau en nommant Antonio Rios de Amorim au poste de Vice-Président.

Remise du Grand Prix Innovation & Développement 2018

Avec ses « Vinottes », VINOVAE remporte le Grand Prix Innovation & Développement 2018 de l’Académie Amorim qui récompense de jeunes entrepreneurs ayant réalisé un projet innovant dans le domaine du vin. La remise de Prix a eu lieu sur le salon Vinitech-Sifel, partenaire de l’événement, le mercredi 21 novembre 2018.

de G à D : Joaquim Amorim, Vice-président du groupe Amorim, Tristan Destremau et Grégoire Henry, co-fondateurs de Vinovae, Ophélie Neiman, Présidente du Comité de Sélection

Hommage à Robert Tinlot

A l’initiative de la Chaire Unesco « Culture et Traditions du Vin » de l’Université de Bourgogne, une journée d’études en hommage à Robert Tinlot  intitulée « Les mondes du vin de Robert Tinlot » a eu lieu le 15 Novembre 2018. 

L’Académie Amorim partenaire de cet événement proposait une retrospective, en images, des 20 ans durant lesquelles Robert Tinlot a présidé l’association.

Programme_Les mondes du vin de Robert Tinlot

Le prix de l’Inititative 2014 pour l’association Wine Mosaic

Dans les vignes, près des trois-quarts de la production mondiale de vin sont assurés par une trentaine de cépages seulement… alors qu’il en existe plusieurs milliers ! C’est face à ce triste constat d’uniformisation que Dorothée Pye, Fanny Basteau, Louise Hurren, Jean-Luc Etievent et Arnaud Daphy ont décidé de créer l’association Wine Mosaic, dans le but de promouvoir et encourage la préservation des cépages originaux de la Méditerranée. Bref, afin de militer pour la Vinodiversité !

Leur travail a été récompensé cette année par le Prix de l’Initiative de l’Académie Amorim.

Voici Dorothée Pye qui nous explique en vidéo quelques exemples de leur action :

Plus d’informations sur www.winemosaic.org

Olivier Serra : lauréat 2014 du Grand Prix de l’Académie

« Le législateur et le marché vinicole sous la Troisième République ». Ce travail de thèse en histoire du droit a permis à Olivier Serra de remporter le 23e Grand Prix de l’Académie Amorim.

Le vin va-t-il devenir une denrée alimentaire dont on pourrait modifier à l’envi le goût et la couleur ? Alors que l’actualité met en avant les risques de banalisation du vin par la mondialisation et la négociation du traité transatlantique de libre échange, la connaissance de la construction juridique de la réglementation du vin, à travers la thèse d’Olivier Serra, permet de comprendre les questions contemporaines qui en découlent. Son travail fait apparaître tous les enjeux pour la viticulture de demain et nous invite à protéger notre vision spécifique du vin.

La remise des prix 2014 en vidéo

La 23e édition de remise des prix de l’Académie Amorim s’est exceptionnellement déroulée cet automne dans les locaux de l’OIV (Organisation Internationale de la Vigne et du Vin) et en présence de son directeur général Jean-Marie Aurand.

Olivier Serra remporte le Grand Prix 2014 pour sa thèse juridique : « Le législateur et le marché vinicole sous la Troisième République ». Cette thèse d’historien du droit pose une question fondamentale : le vin va-t-il devenir une denrée alimentaire modifiable au gré des envies ?

Le Prix de l’Initiative revient à l’association Wine Mosaic pour son projet de protection etpromotion des cépages méconnus. Partant du constat que 30 principaux cépages représentent près de 70% de la production mondiale de vin, Wine Mosaic milite pour la Vinodiversité et encourage la préservation et la promotion de cépages originaux de la Méditerranée. L’association a été cofondée par Dorothée Pye, présente pour recevoir le prix, Fanny Basteau, Louise Hurren, Jean-Luc Etievent et Arnaud Daphy.

Julie Coutton remporte le prix de l’Initiative pour son appli-sommelier

Le prix de l’initiative 2013 a été remis à Julie Coutton, pour son application à succès destinée aux smartphones : « Que Boire, Que manger ». Gratuite, elle a déjà été téléchargée par 150.000 utilisateurs et permet de conseiller une recette sur-mesure pour un vin ou vice-versa, le vin le plus adapté à une recette, même inventée par l’usager.

Pour comprendre le fonctionnement inédit de ce logiciel, qui va bien au-delà d’une simple base de donnée statique, écoutez Julie Coutton vous en dévoiler le processus de création :

Dorothée Boyer-Paillard : lauréate 2013 du Grand Prix de l’Académie

Le 22ème grand prix de l’Académie Amorim a été remis à Dorothée Boyer-Paillard à Montpellier.

D’où vient cette bouteille de vin ? A-t-elle été façonnée par un terroir typique, par un savoir-faire spécifique, reflet de sa région d’origine ? Ces questions rejoignent le sujet plus global des indications géographiques dans la désignation des marchandises.

Dorothée Boyer-Paillard, juriste, s’en est emparée et l’a analysé avec passion et minutie durant de nombreuses années. La thèse qui découle de son travail colossal s’intitule : « Essai sur les notions d’origine et de provenance en droit du commerce, la reconnaissance juridique des ‘territoires des productions typiques’ » . Après avoir dressé un inventaire quasiment exhaustif des droits de reconnaissance et de protection, elle a formulé une théorie dénommée « Territoires et Productions Typiques » par laquelle les territoires sont le support d’une rente que formalise un droit de propriété intellectuelle.

Voici, en vidéo, une explication plus « imagée » de son travail, par un jour de grand beau temps (mais aussi de grand vent !), au milieu de ses trois enfants :

La remise des prix de 2013 en vidéo

Un temps magnifique, une température idéalement estivale, et beaucoup de monde pour assister à cette 22e remise des prix de l’Académie Amorim, dans le Château de Flaugergues, à Montpellier. Dans cette région du Languedoc-Roussillon, qui se distingue aussi bien pour son dynamisme viticole que sa réussite dans la reconversion en agriculture biologique, le thème du débat annuel était tout trouvé: « Le vin bio : le produire, le vendre et en vivre« .

Les trois tables rondes étaient articulées autour de l’évolution de la réglementation et son impact sur la production, les marchés du « bio » et l’image des vins bio. Robert Tinlot, Président de l’Académie Amorim, a modéré les débats qui ont réuni de prestigieux intervenants parmi lesquels l’œnologue Jacques Puisais, le président de SudVinBio Thierry Julien et le journaliste Michel Bettane.

Joaquim Amorim, vice-président du groupe Amorim, a ensuite pris la parole pour expliquer que, du côté des bouchons, la démarche était aussi à la protection de l’environnement : quoi de mieux qu’un bouchon certifié FSC pour protéger un vin bio ?

Accompagné de Robert Tinlot, Joaquim Amorim a alors remis le Grand Prix 2013 à Dorothée Boyer-Paillard, juriste, pour son titanesque travail de thèse sur « Les notions d’origine et de provenance en droit du commerce, la reconnaissance juridique des « territoires des productions typiques ».

Le prix de l’initiative a été remis à Julie Coutton, pour son application à succès destinée aux smartphones : « Que Boire, Que manger« . Déjà téléchargé par 150.000 utilisateurs, ce programme permet de conseiller une recette sur-mesure pour un vin ou vice-versa, le vin le plus adapté à une recette, même inventée par l’usager. (voir la vidéo)

Classement de Saint-Emilion : le président de la Commission raconte les coulisses

« En tant que président, je suis admiratif des efforts des propriétaires pour répondre aux conditions. » Robert Tinlot ne cache pas sa satisfaction quant au nouveau classement des vins de Saint-Emilion. Il en est d’ailleurs l’un des acteurs. Le président de l’Académie Amorim est également le président de la Commission de Classement des Grands Crus Classés de Saint-Emilion. Il nous raconte ce qui l’a impressionné au cours des travaux de la Commission.

Qui composait la commission ?

Cette commission était formée de grands professionnels, mais tous extérieurs à la région bordelaise afin de prévenir tout conflit d’intérêt. En tout, 7 personnes issues  de Provence, des Côtes du Rhône, de Bourgogne, Champagne, Val de Loire, et d’un sommelier élu meilleurs sommelier du monde il y a quelques années, tous anciens ou actuels membres de l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité)

Comment s’est établi le classement ?

A partir d’une note, obtenue pour moitié sur des dégustations et pour autre moitié sur un dossier détaillant la notoriété, la caractérisation et la conduite du vignoble. Pour être acceptée, une exploitation devait obtenir 14 de moyenne, 16 pour accéder au titre de premier cru classé.

Compte tenu de l’annulation du précédent classement par les juridictions administratives, nous avons pris d’infinies précautions pour éviter que ce scénario ne se répète. L’Inao a externalisé l’étude des dossiers : la société Qualisud s’est vue confier le soin d’organiser la dégustation et  Veritas-certification a été chargée d’enquêter sur la 2e partie des dossiers constitués avec soin par les demandeurs. L’enquête de Veritas certification a conduit à poser des questions très précises aux intéressés. L’enquête se devait d’être très rigoureuse, avec un grand nombre de paramètres. Il s’agissait d’évaluer, entre autres, la notoriété (valorisation, mise en valeur du site, présence dans la presse, œnotourisme…), la caractérisation (assiette foncière, c’est-à-dire situation des vignes par rapport à l’exploitation, connaissance des sols, qualité de l’encépagement et densité de plantation) mais aussi la conduite de la vigne, l’engagement du vigneron dans la vinification et l’élevage. Notre commission a suivi de près toutes les opérations. Elle  a contrôlé le sérieux de celles-ci.

Quant à la dégustation, elle couvrait les dix derniers millésimes de chaque propriété pour les grands crus classés et les 15 derniers millésimes pour les 1ers grands crus classés. Elle a été conduite de façon totalement anonyme par des professionnels, des dégustateurs compétents en saint-émilion qui ont été testés tout au long du processus, après sélection sur leurs compétences en analyses sensorielles. Nous avons également suivi les conditions de la dégustation : chaque échantillon a été prélevé, acheminé et entreposé dans des véhicules ou des pièces climatisées à température constante.

Que pouvez-vous nous dire sur les coulisses de la sélection ?

Quatre-vingt-seize dossiers ont été déposés. L’un a été éliminé immédiatement car il ne possédait pas les caractéristiques requises. Vous comprendrez que je ne peux pas vous révéler lequel. Ensuite, trente-six dossiers ont été remis en cause car ils ne remplissaient pas certaines conditions. Nous avons informé les demandeurs des faiblesses de leur dossier afin qu’il nous réponde par écrit et apportent, le cas échéant, d’autres éléments d’appréciation, puis nous les avons entendus. Certains ont immédiatement réagi en éliminant, par exemple, certaines parcelles mal placées. Sur les quatre-vingt-quinze présentés, douze ont finalement été refusés. Ce qui signifie que quatre-vingt-trois ont été classés. Et pas seulement des grandes propriétés mais aussi des petites. Ce nombre peut paraître élevé, il y aura des réactions mais le classement ne devrait pas être remis en cause : les membres de la commission ont appliqué les règles scrupuleusement et de façon impartiales.

Quelles conclusions tirez-vous de cette expérience ?

En tant que président, je suis admiratif des efforts des propriétaires pour répondre aux exigences du classement,  mais aussi de la qualité du travail de secrétariat accompli par les services de l’INAO.

Pour moi, l’appellation saint-émilion est exemplaire, voire unique en France car ses acteurs ont le courage de remettre en cause, tous les dix ans, le classement établi. Le résultat est à mon sens très positif. Il met non seulement en valeur ce courage, mais aussi la rigueur des dossiers et de l’enquête, en un mot la fiabilité de l’appellation..

Quelle est selon vous la plus grosse surprise ?

Vous la connaitrez dans 2 jours, elle porte sur les Grands Crus classés A !

Vinoga, le jeu de Fanny Garret et Bernard Oswald primé par l’Académie Amorim

C’est le concept d’un jeu vidéo en ligne que l’Académie Amorim a décidé de récompenser lors de la 21ème remise des prix à Cognac. Mais pas n’importe quel jeu vidéo. Extrêmement novateur, il permet aux joueurs de se mettre dans la peau d’un viticulteur puis d’un vigneron pour cultiver sa vigne et créer le vin de son choix. A la fin de la partie, la société Vinoga se charge de trouver dans la réalité le vin qui correspond le mieux à ses décisions de jeu. Puis lui fait parvenir la bouteille. Connecté à Facebook, le joueur pourra également faire intervenir ses amis dans sa tâche.

Mêlant habilement jeu, réseau social et commerce, ses créateurs Fanny Garret et Bernard Oswald ont reçu de l’Académie Amorim le Prix de l’Innovation.

Pour l’instant, le jeu est encore en développement mais une première version (Beta) sera mise en ligne en octobre, pour permettre aux joueurs de créer… un beaujolais nouveau, en novembre. Ce n’est qu’un début, l’amateur pouvant élaborer au fil des mois des crus de plus en plus sophistiqués.

Guillaume Antalick : Lauréat 2012 du Grand Prix de l’académie

Le 21ème grand prix de l’Académie Amorim a été remis à Guillaume Antalick à Cognac.

Cette ville réputée pour son eau-de-vie aux arômes complexes était appropriée, puisque le travail du jeune lauréat portait justement sur l’évolution des arômes. Plus précisément de l’arôme fruité. Titre exact de son travail : Bilan biochimique et sensoriel des modifications de la note fruitée des vins rouges lors de la fermentation malolactique / Rôle particulier des esters.

Dans un marché où la demande des consommateurs pour des vins fruités est croissante, l’arôme fruité est devenu un marqueur de qualité des vins et un enjeu commercial pour le producteur. L’influence de la fermentation malolactique sur cet arôme dans les vins rouges est encore controversée. Guillaume Antalick s’est attaché à faire la lumière sur cette question, à travers un bilan analytique sur 70 marqueurs aromatiques réalisé sur une cinquantaine de vins rouges.

 

La remise des Prix 2012 de l’Académie en vidéo

A Cognac, ce 22 juin, il faisait beau, presque chaud et les oiseaux pépiaient. Dans la salle de conférence, leurs chants se sont mêlés aux débats. Voulaient-ils donner leur avis sur les différentes tables rondes consacrées au cognac qui ont précédé la remise des prix ? Ils n’étaient pas les seuls : chaque atelier autour du thème « Cognac, le goût du luxe » a suscité de nombreuses réactions dans l’assemblée.

Les débats ont ensuite fait place aux applaudissements pour les lauréats. 
Guillaume Antalick
, d’abord, qui remporte le Grand Prix 2012, pour ses travaux encadrés par le professeur d’œnologie Gilles de Revel. Le sujet de la thèse portait sur l’évolution des arômes fruités du vin rouge lors de la fermentation malolactique. 
Fanny Garret 
a de son côté reçu le Prix de l’initiative, pour la création d’un jeu sur internet, ludique, pédagogique et marchand : Vinoga.

Les vins dans la restauration épinglés par l’APV

L’Association de la Presse et du Vin a tenu un débat sur le prix du vin en restauration, le 26 mars à l’OIV. Le constat est unanime : les marges pratiquées sur les bouteilles dans certains établissements sont préjudiciables aux consommateurs, qui doivent minorer leur choix par rapport à leurs habitudes de consommation et repartent déçus de leur expérience.

« Luttons contre les coups de fusil de la carte des vins ! » Nicolas de Rabaudy ne décolère pas. Ce journaliste en gastronomie, membre de l’Académie Amorim, participait à cette Table Ronde. Il était aux côtés entre autres de Frédérique Hermine, rédactrice en chef de la RVI, Arnaud Delaire du groupe Olivier Bertrand, Lionel Dormann du groupe Flo et Georges Lepré, ancien chef sommelier du Ritz. Le débat, auquel ont assisté une cinquantaine de personnes, était animé par le président de l’APV, Bernard Burtschy.

Des marges extrêmes

Pour lancer ce débat, Nicolas de Rabaudy avait préparé deux exemples extrêmes : d’un côté le groupe Flo, qui propose un Petit Cheval 2003 à 150€ ou un Calon Ségur 1995 à 145€, de l’autre le restaurant Agapé Sustance, qui n’hésite pas à afficher un Pichon-Longueville 2001 à 405€ ou même un Petit-Mouton à 450€ ! « Tout le problème, ce sont les marges ! s’écrie-t-il. En Angleterre il y a des règles, et les établissement ont conservé des marges basses tout à fait honnêtes. Mais en France, les prix sont libres. Alors les restaurateurs font n’importe quoi ! »

Pour le journaliste, il faut distinguer deux types de restauration : « Plus le restaurant est étoilé, plus la marge est élevée. Ce qui est normal, compte tenu de la qualité du service, du cadre et de la cuisine. Le drame, c’est un établissement modeste ou à la mode, qui va pratiquer le même type de marges sans autre raison que le profit. » Ainsi, Georges Lepré a reconnu lors de la discussion que le Ritz pratiquait des marges multipliant jusqu’à 7.5 fois le prix d’achat, alors que la moyenne nationale tourne autour de 4.5. Mais les marges sont parfois bien plus élevées dans de simples brasseries.

La mésaventure d’Henry Marionnet et son Touraine Gamay du Domaine de la Charmoise (vendu à environ 8.50€ au particulier) reste encore en travers de la gorge de Nicolas de Rabaudy : « Le vigneron a rencontré un type qui possède 3 brasseries et lui a dit : « j’achète ton vin à 3.50€ maxi ». Ce qui est déjà du vol pour un vigneron qui travaille bien. Savez-vous à combien il l’a proposé à la carte ? 28€ !! Là aussi c’est du vol, cette fois-ci pour le consommateur. »

Un guide pour s’y retrouver

Heureusement, tous les restaurants n’appliquent pas ces tarifs délirants. « Chez Taillevent, certaines bouteilles sont vendues avec une marge de 2 à 3 seulement. Parmi les grands restaurants, Senderens ou l’Auberge de l’Ill d’Illhaeusern ou encore Le Bœuf sur le Toit pratiquent des prix très honnêtes. Ce sont eux qu’il faut montrer en exemple ».

Pour Nicolas de Rabaudy, la presse a une responsabilité immense : elle doit faire le tri. « Le vin est la parure du repas, il lui donne du style, du goût, parfois c’est lui qui donne le plus de plaisir au mangeur. Il faut donc guider le consommateur vers les établissement les plus à même de combler ce plaisir« . Comment ? En créant un guide qui indiquerait les restaurants pratiquant les meilleurs rapports qualité-prix du vin. Avis aux amateurs !

Photo : ZagatBuzz / Flickr.

Vin et Globalisation : un défi économique nécessaire et déjà en marche

Analyse macro-économique.
Par Catherine PIVOT
Professeur Université Jean Moulin (Lyon 3) – Institut d’administration des entreprises
Membre de l’Académie Amorim

Le monde du vin doit faire face à un défi majeur : la nécessité de réussir à l’international. Cette réalité s’impose à plusieurs niveaux :

  • Depuis plus d’une trentaine d’années, nous observons un surplus chronique de production à l’échelle mondiale. Ce surplus conduit sur le long terme à une chute des prix et des marges dans la plupart des pays producteurs.
  • La pression des marchés accentue la concurrence entre les firmes. Ceci le plus souvent au détriment des entreprises de « l’ancien monde » du vin.
  • De nouveaux marchés émergent, les préférences des consommateurs évoluent rapidement. Ces deux facteurs obligent à une nouvelle approche du produit vin et à un processus d’innovation tant technique que commercial pour les producteurs.

Pour ces raisons, le recours à l’international est devenu une nécessité pour la plupart des firmes multinationales* comme pour de nombreuses petites sociétés de négoce ou beaucoup de producteurs indépendants.

Trois facteurs majeurs sont désormais cruciaux pour escompter un succès à l’international :

  • L’accès à la distribution : dans la plupart des cas, c’est une véritable barrière à l’entrée sur le marché international. Seule l’acquisition d’une taille minimale permet d’y pallier durablement.
  • La différenciation de l’offre produit : elle doit s’effectuer en fonction des marchés visés et des préférences locales.
  • La maitrise de la logistique : cela signifie d’abord la maitrise des transports, mais aussi la réduction des encours de stock et enfin une gestion efficace des flux de produits et d’information de la vigne au metteur en marché.

La globalisation des marchés du vin progressera encore dans les prochaines années :

  • Car les producteurs (nouveaux ou anciens) devront faire face à une concurrence croissante sur les marchés mondiaux pour survivre.
  • Car le commerce du vin en vrac se développe rapidement tandis que les conditions internationales d’approvisionnement se modifient, ce qui favorise la recherche d’économies d’échelle. Conséquence, cela favorise la standardisation des produits et la création de vins de marques pour atteindre de nouveaux consommateurs.
  • Car la chaine logistique se réorganise, avec le passage d’une fabrication du vin « en production » à une fabrication « en marché ». Pour preuve, l’implantation d’usines d’embouteillage dans des pays où la consommation de vin est en progression.

La compétition se globalise. Et, finalement, cela se traduira par 3 évolutions principales : la croissance du poids des exportations et des importations de vin par rapport à la production mondiale totale, le renforcement de la présence des compétiteurs intervenant sur plusieurs continents, la transférabilité des avantages compétitifs des entreprises d’un pays à un autre.

* Cf. C. PIVOT (2011) – Les stratégies de développement des firmes à l’international : le cas de l’industrie du vin, in, MAYRHOFER (U) (Eds) (2011) – Le management des firmes multinationales – Edition Vuibert, pp. 43-70.

Le succès d’un vin à l’international selon Denis Dubourdieu

« Le vin à la conquête des marchés internationaux : les clés du succès », c’était le thème du débat organisé lors de la remise des Prix de l’Académie Amorim, cet été à Porto. Le sujet, tout à fait d’actualité, s’est enrichi de prises de parole variées et a suscité de nombreuses questions parmi un public qui a fait salle comble.

Denis Dubourdieu, Professeur à la faculté d’œnologie de l’Université de Bordeaux, a entamé le débat, suivi du journaliste au Figaro Bernard Burtschy. Le Docteur Salvador Guedes, Vice-Président de Sogrape, ainsi que Jorge Monteiro, Président de ViniPortugal et Robert Tinlot sont également intervenus.

A l’issue de cette discussion, nous avons demandé à Denis Dubourdieu de nous synthétiser ce qui, à ses yeux, permet de comprendre le succès d’un vin sur le marché international. Voici ses explications, où il est question « d’exciter le désir et le plaisir » !

Prix de l’Initative pour la Vieri Carafe

C’est la nouveauté des Prix 2011 de l’Académie Amorim: un Prix de l’Initiative a été décerné pour la première fois!

Il a été remis à Anthony Boule et Matthieu Monlezun pour l’invention de la Vieri Carafe. Car en plus d’être élégante et de permettre une bonne aération du vin, cette carafe « hi-tech » permet d’amener le vin à sa juste température de service, et de l’y maintenir, au degré près, tout le temps de la dégustation.

Plus d’explications en vidéo:

Pour l’heure, la carafe n’est pas encore commercialisée. Mais gageons que cela ne saurait tarder, et qu’elle remportera un vif succès auprès des oenophiles! Nous vous tiendrons évidemment au courant dès qu’elle sera disponible à la vente.

Axel Marchal, 20e lauréat de l’Académie Amorim

Axel Marchal a reçu cette année le 20e Grand Prix de l’Académie Amorim, nommé exceptionnellement Prix « Pascal Ribéreau-Gayon ». Ce prix a récompensé son travail de thèse consacré à la recherche sur « Les bases moléculaires de la saveur sucrée des vins secs ».

Nous avons rencontré à Porto ce jeune diplômé de l’Ecole Normale Supérieure en Chimie, qui a réalisé sa thèse sous la direction du professeur Denis Dubourdieu. Il nous livre, en vidéo, plus d’explications sur son étude :

La 20e remise de Prix de l’Académie en vidéo

Le 8 juillet, à Porto, les membres de l’Académie Amorim ont remis leur 20ème Grand Prix, nommé cette année « Prix Pascal Ribéreau-Gayon », à Axel Marchal, pour sa thèse portant sur les bases moléculaires de la saveur sucrée des vins secs.

Nouveauté cette année, un Prix de l’Initiative a également été remis à Anthony Boule et Matthieu Monlezun pour la création de la Vieri Carafe, qui maintient le vin à sa température de service.

Voici, en vidéo, les temps forts de la cérémonie leur 20ème Grand Prix, avec par ordre d’apparition à l’image, Joaquim Amorim, Robert Tinlot, Axel Marchal, Denis Dubourdieu, Anthony Boule et Matthieu Monlezun :

En route pour un 20ème Grand Prix !

L’Académie Amorim retourne aux sources pour célébrer sa 20ème remise de Prix.
C’est Porto qui accueillera l’événement avec, en plus d’une remise de prix à deux candidats talentueux, un débat qui prévoit d’être passionnant.

Sur le thème «Le Vin à la conquête des marchés internationaux : les clés du succès», le débat sera introduit par Denis Dubourdieu et poursuivi par Bernard Burtschy, le Dr Salvador Guedes, Vice-Président de Sogrape, Jorge Monteiro, Président de ViniPortugal et Robert Tinlot. Chacun pointera du doigt ce que sont pour lui les éléments clés du succès à l’international : vin terroir ou vin marketing ? quel est le mode de consommation dans les pays émergents ? y a-t-il un après Parker ? Qui du goût ou des marchés évolue le plus vite….

Crédit photo: b00nj / Flickr

Les terroirs des vins chinois

Les vins de Chine seraient promis à un bel avenir. Pour peu, comme l’explique Robert Tinlot, que les vignerons chinois poursuivent leur recherche des meilleurs terroirs.

Pour l’instant, ils comptent 5 appellations d’origine, qui ressemblent davantage à des indications géographiques, selon le président de l’Académie Amorim (voir la vidéo):

Les habitudes de consommation du vin en Chine

Le comportement des consommateurs chinois face au vin nous permet de comprendre l’augmentation des importations ainsi que l’explosion de la production des vins en Chine. Perçu comme un élément valorisant au niveau social, les Chinois sont prêts à payer très cher une bouteille, en particulier pour du vin rouge.

Pourquoi la Chine va devenir le 1er producteur de vin?

Des chiffres éloquents.

En 2010, la Chine est devenue le 7ème pays producteur de vin de raisin au monde. Ce pays est entré dans le Top 10 il y a seulement 5 ans). Et l’explosion de sa production de vin de devrait pas s’arrêter là. Robert Tinlot, président de l’Académie Amorim et expert du vignoble chinois, pense que la Chine deviendra bientôt le 1er producteur mondial de vin. Pour autant, leurs importations de vins européens ne devraient pas ralentir